Le village de Giro, dans la chefferie Mari-Minza (groupement Bugutalu), fait face à une situation sanitaire de plus en plus préoccupante. Entre l’absence de toilettes décentes, la mauvaise gestion des déchets et la prolifération des zones d’excréments humains, les habitants vivent aujourd’hui dans un environnement qui menace directement leur santé.
Selon des témoignages recueillis sur place, plus de 15 parcelles partagent une seule toilette, souvent improvisée, mal entretenue et parfois inutilisable. Dans plusieurs foyers, aucune installation sanitaire n’existe, poussant les familles à se soulager à l’air libre. Résultat : des pans entiers du village se transforment en espaces d’insalubrité, où se dégagent des odeurs nauséabondes et où les risques de contamination sont omniprésents.
Cette situation déjà critique est amplifiée par l’absence totale de système de gestion des déchets ménagers. Les ordures sont abandonnées en pleine nature, parfois à proximité immédiate des maisons ou des sources d’eau. Cette pratique augmente considérablement les risques d’épidémies telles que le choléra, la diarrhée, la dysenterie et la typhoïde, mettant en péril la vie des enfants et des personnes vulnérables.
Face à cette crise silencieuse, les habitants de Giro sont appelés à une prise de conscience collective. La construction de nouvelles latrines, l’aménagement de douches, l’entretien régulier des espaces communs et la mise en place d’un comité local d’assainissement constituent désormais des urgences absolues.
Les autorités locales, les ONG actives dans le domaine de la santé publique et les services étatiques compétents sont également interpellés. Leur appui est indispensable pour renforcer la sensibilisation, lancer des projets structurants d’assainissement et fournir des moyens matériels adaptés.
Giro ne peut plus attendre. Pour préserver la dignité des familles, protéger la santé publique et garantir un avenir plus sain aux enfants, il est temps d’agir ensemble, maintenant.
Rédaction.

