Très inspiré par la récente réintroduction des Rhinocéros blancs du Sud dans le Parc National de la Garamba, l’acteur communautaire et coordonateur territorial de la nouvelle société civile de Faradje, Monsieur Ghyslain Atafo a exprimé, ce mercredi 10 décembre 2025, une profonde émotion mêlée d’espoir. En effet, pour lui, cet événement historique représente non seulement une victoire écologique majeure, mais également une opportunité unique de renforcer le lien entre la conservation et les populations locales.
Ainsi, Ghyslain Atafo a salué « un tournant décisif » dans la restauration de la faune emblématique du Haut-Uele. Toutefois, il a souligné qu’un tel exploit ne pourra produire des résultats durables que si les communautés riveraines y sont pleinement associées, tant dans la prise de décision que dans la mise en œuvre des initiatives de protection.
De ce fait, il plaide pour une approche inclusive, affirmant avec insistance que « la population environnante n’est pas seulement spectatrice, mais bien partenaire de la survie du parc ». Selon lui, les mécanismes participatifs doivent être consolidés, notamment à travers l’éducation environnementale, la gestion partagée des ressources, ainsi que la multiplication des projets générateurs de revenus pour les villages limitrophes.
Par ailleurs, Ghyslain Atafo encourage les autorités provinciales, nationales, les gestionnaires de l’ICCN et leurs partenaires internationaux à poursuivre, avec la même détermination, l’élan actuel qui place la Garamba parmi les références continentales en matière de conservation. Il estime qu’un parc protégé grâce à une collaboration harmonieuse avec ses communautés locales devient naturellement plus résilient face aux menaces.
En définitive, l’émotion de Ghyslain Atafo témoigne d’un sentiment collectif : celui d’un Haut-Uele fier de voir renaître une espèce longtemps disparue de ses plaines, et résolument tourné vers une conservation moderne, juste et profondément humaine.
Par Yesulema Kodrawa Cyrille

