L’Organisation pour la Protection de l’Environnement et le Développement (OPED) a clôturé, ce samedi 21 mars 2026, un atelier de restitution marqué par un grand succès, consacré à la connaissance et à la valorisation des plantes forestières utilisées en cosmétopée dans le paysage du Parc national de la Garamba.
D’emblée, cette initiative s’inscrit dans une dynamique scientifique et communautaire ambitieuse. Après plusieurs mois de recherches approfondies menées dans les territoires de Faradje, Watsa, Dungu dans la province du Haut-Uele, ainsi qu’à Aru en Ituri, les résultats présentés témoignent d’un travail rigoureux et d’un engagement exemplaire en faveur de la préservation des savoirs locaux.
Prenant la parole devant une assemblée attentive et mobilisée, le coordonnateur de l’ONG OPED, Mathieu Kamba Tamaru, a rendu un vibrant hommage aux autorités locales, aux chefs de chefferies, chefs des localités ainsi qu’aux différentes couches de la population pour leur accompagnement constant. Par ailleurs, il n’a pas manqué de saluer avec insistance les partenaires techniques et financiers, notamment le Fonds de dotation Cosmetic Valley, le Parc national de la Garamba, African Parks et autres, dont l’appui a été déterminant dans la réussite de cette initiative.
Cependant, malgré un contexte marqué par de nombreux défis, notamment l’état des infrastructures routières, les contraintes financières et autres, l’équipe de recherche chapeauté par l’ingénieur Nestor Linangola a su faire preuve de résilience. Ainsi, la première phase du projet a permis d’identifier et de documenter plusieurs plantes forestières cosmétiques, longtemps négligées et menacées d’oubli, alors même qu’elles constituent un patrimoine précieux pour la santé et le bien-être des communautés.
Dans une déclaration accordée à Faradjenews.net, le coordonnateur Mathieu Kamba Tamaru a précisé que, bien que le potentiel soit immense, plus de 99 plantes ont pu être prélevées et étudiées avec succès. Néanmoins, l’ONG OPED reste confiante quant à la suite du projet, dans l’attente des orientations du bailleur après la présentation officielle des résultats.
En guise de conclusion, le coordonnateur Mathieu Kamba Tamaru a lancé un appel solennel à toutes les personnes de bonne volonté, aux partenaires potentiels et aux investisseurs engagés, afin de soutenir la poursuite de cette recherche prometteuse. Car, au-delà de la science, c’est tout un avenir communautaire, économique et environnemental qui se dessine à travers cette initiative innovante.
Ainsi, cet atelier de l’ONG OPED à Faradje ne constitue pas seulement une fin, mais plutôt le point de départ d’une dynamique porteuse d’espoir, où savoirs traditionnels et innovation se conjuguent pour bâtir un développement durable au bénéfice des générations présentes et futures.
Par Cyrille Yesulema

