Les députés nationaux du caucus de Beni ont exprimé leur vive préoccupation face à l’escalade des tensions entre l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), les populations locales et les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) dans les zones protégées du Parc National des Virunga. Lors d’une réunion avec le président de l’Assemblée nationale, le professeur Vital Kamerhe, ce jeudi 3 avril 2025, ils ont plaidé pour une intervention urgente des autorités afin de stabiliser la situation.
Reconnaissant le rôle de médiateur du président de la chambre basse du Parlement, les élus ont sollicité son implication personnelle pour faciliter une résolution garantissant une cohabitation harmonieuse, en s’attaquant aux causes profondes du conflit.
«Ce problème, déjà soulevé lors de la législature de 2011, témoigne des difficultés persistantes de cohabitation. Nous demandons au président Vital Kamerhe de se pencher sur les archives et les initiatives passées. Seul un décret du Premier ministre manquait pour finaliser les efforts de démarcation entrepris à l’époque », ont-ils déclaré.
Le Parc National des Virunga est confronté à des occupations illégales, engendrant des tensions entre les agents de l’ICCN et les habitants. Certains accusent l’institution de destruction arbitraire de cultures, tandis que d’autres dénoncent l’exploitation incontrôlée des ressources naturelles, notamment la coupe d’arbres et le braconnage.
Ces élus nationaux ont souligné également l’occupation du parc par les rebelles des ADF complique davantage la situation. Selon eux, bien que le retrait des groupes armés de certaines zones ait permis à l’ICCN de reprendre le contrôle, le problème de fond demeure.
Face à cette crise, ils appellent à l’implication du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, afin de préserver l’intégrité du parc tout en tenant compte des réalités locales. Ils demandent également une rencontre avec le directeur général de l’ICCN et une concertation avec le ministère des Affaires Foncières, les conservateurs et les experts en gestion des parcs.
Ils insistent sur la nécessité d’une cartographie précise des zones protégées afin de prévenir de nouveaux conflits fonciers.
«Nous souhaitons une solution applicable sur le terrain, respectueuse de la loi sur la conservation de la nature et des droits des populations », a déclaré l’honorable Arsène Muaka.
Cette situation met en lumière les défis auxquels sont confrontées les régions limitrophes du Parc National des Virunga, où l’accès aux ressources est historiquement source de conflits entre les autorités de conservation et les communautés locales.
Notons que le président de la chambre basse du Parlement, Vital Kamerhe, s’est montré réceptif aux préoccupations exprimées. Il a souligné l’importance du Parc National des Virunga en tant que patrimoine national et a appelé à une protection efficace de cette richesse naturelle, dans le respect des droits des populations locales.
Rédaction.

