Dans un contexte où la préservation de la biodiversité exige une implication active des communautés locales, le Parc National de la Garamba (PNG) a lancé une série de quatre ateliers dédiés à la cartographie des parties prenantes. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’élaboration d’un plan de développement communautaire inclusif, destiné aux chefferies riveraines du parc.
Le premier atelier s’est tenu le 23 septembre dans la chefferie Wando, à Dungu. Il a été suivi, le 27 septembre, par une session dans la chefferie Mondo Missa, qui a également convié les chefferies voisines Kakwa Ima et Logo Lolya. Le 30 septembre, les travaux se sont poursuivis dans la chefferie Bari Logo, avant de s’achever le 2 octobre à la salle polyvalente de la chefferie Logo Ogambi, au chef-lieu du territoire de Faradje.
Ces ateliers, axés sur l’identification et la cartographie des parties prenantes, ont réuni une diversité d’acteurs sociaux : autorités traditionnelles, leaders communautaires, représentants des jeunes et des femmes, ainsi que membres de la société civile. L’objectif principal était de promouvoir une gouvernance participative autour des activités du Parc National de la Garamba, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, et de renforcer l’adhésion collective aux efforts de conservation et de développement communautaire durable.
À travers des échanges ouverts et constructifs, les participants ont formulé des résolutions, recommandations et engagements concrets, en lien avec les impacts des actions menées par le PNG, notamment dans la préservation de la biodiversité conciliée au développement local.
Contacté par Faradjenews.net, M. Jean-Pierre Abhiandroa Kunduma, chargé du suivi et de l’évaluation au sein du parc, a souligné l’importance d’une approche inclusive pour garantir l’efficacité des actions sur le terrain :
« La conservation ne peut réussir que si chaque communauté se sent actrice du changement. C’est ensemble que nous bâtirons une nature protégée et respectée. »
De nombreux membres des communautés locales, issus des villages voisins du parc, ont profité de cette tribune pour évoquer les réalités des conflits homme-faune auxquels ils sont régulièrement confrontés, espérant que le futur plan de développement communautaire en tiendra compte.
Par ailleurs, des représentants de la jeunesse locale ont exprimé leur volonté de s’engager, à condition d’être formés, informés et intégrés dans les initiatives concrètes du parc. Ils ont également insisté sur la nécessité que le plan inclusif prenne en compte leurs aspirations.
À Faradje, l’administrateur du territoire assistant chargé des questions politiques et administratives, M. Benjamin Abhiandroa, a salué l’initiative du PNG et encouragé les participants à s’impliquer activement dans la gestion durable des ressources naturelles :
« La forêt est notre héritage commun. Si nous ne la protégeons pas aujourd’hui, demain il sera trop tard », a-t-il déclaré avec gravité.
À Dungu, son homologue en charge de l’économie, des finances et du développement, M. Ferdinand Bangaba, s’est dit satisfait de la mobilisation des parties prenantes. Il a exhorté les participants à s’approprier les engagements pris, dans le respect des droits et devoirs de chacun, pour une protection concertée de l’environnement, indissociable du développement communautaire.
À ce jour, 64 structures locales ont été identifiées au cours des différents ateliers. L’opération de cartographie se poursuit néanmoins, à travers la collecte de fiches d’identification physiques et numériques, en vue de constituer une base de données exhaustive et actualisée.
Ces séances s’inscrivent dans une dynamique positive de dialogue et de collaboration entre les gestionnaires du parc et les communautés locales, fondée sur le respect mutuel et orientée vers un avenir écologique partagé, au service du développement communautaire.
Par Yesulema Kodrawa Cyrille et Richard M. Kalayi

