Dans une démarche pédagogique d’une importance capitale pour la conscience environnementale des futurs cadres de la nation, le conservateur Adrio Anguezi Pascal, chargé de la lutte anti braconnage du parc national de la Garamba s’est entretenu avec les communautés et les étudiants de l’Institut Supérieur Pédagogique de Faradje (ISP-Faradje) le samedi 19 avril 2025 au site de cette institution à Kibhinzi, au chef-lieu du territoire de Faradje dans une conférence basée sur le sujet d’envergure : « Importance de la réintroduction des rhinocéros blancs du Sud (Ceratotherium simum simum) dans le Parc National de la Garamba ».
Cette intervention magistrale intervenue à l’occasion de la journée d’amitié organisée au sein de cet établissement supérieur, a mis en lumière la signification profonde de cette entité écologique pour la biodiversité congolaise et le patrimoine mondial.

Avec une éloquence captivante et une expertise avérée, Monsieur le conservateur Adrio Anguezi Pascal a exposé les raisons impérieuses qui sous-tendent cette réintroduction. Il a rappelé la disparition tragique de la sous-espèce septentrionale du rhinocéros blanc (Ceratotherium simum cottoni) dans le parc national de la Garamba, victime du braconnage implacable, soulignant ainsi l’urgence d’agir pour préserver la diversité génétique et restaurer l’équilibre écologique de ce sanctuaire naturel emblématique.
L’orateur a ensuite détaillé minutieusement le processus complexe et méticuleux de la translocation des rhinocéros blancs du Sud, en provenance de l’Afrique du sud où leur population est plus stable. Il a insisté sur les mesures de sécurité draconiennes mises en place pour assurer leur acclimatation et leur protection face aux menaces persistantes, notamment le braconnage et la perte d’habitat.

Au-delà des aspects techniques, le conservateur Adrio Anguezi Pascal a su insuffler aux communautés et aux étudiants une compréhension profonde de l’impact holistique de cette réintroduction. Il a expliqué comment le retour de ces herbivores emblématiques est susceptible de revitaliser les écosystèmes, de favoriser la régénération de la flore et d’attirer un tourisme durable, générateur de retombées économiques pour les communautés locales.
L’intervention a également été l’occasion de sensibiliser les étudiants et les communautés de Faradje sur les enjeux cruciaux de la conservation de la faune sauvage, de la lutte contre le braconnage et de la nécessité d’une gestion durable des ressources naturelles. Monsieur le conservateur Adrio Anguezi Pascal a encouragé les futurs enseignants et leaders d’opinion à devenir des ambassadeurs de la protection de l’environnement, en transmettant ces valeurs essentielles aux générations futures. Et il a saisi ainsi l’occasion d’exprimer ses gratitudes aux partenaires tant institutionnels que privés qui ont contribué pour la réussite de ce précieux projet et indispensable pour la reconstitution de l’écosystème dans le parc national de la Garamba.
L’écho de cette conférence magistrale résonne encore au sein de l’ISP-Faradje, suscitant une prise de conscience accrue de l’importance vitale de la préservation de la biodiversité. L’initiative de réinsertion des rhinocéros blancs du Sud au parc national de la Garamba, portée à la connaissance des communautés et des étudiants avec une telle éloquence et expertise, s’inscrit désormais comme un symbole d’espoir et un appel à l’action pour la sauvegarde du patrimoine naturel exceptionnel de la République Démocratique du Congo.
Ce leader engagé dans la protection de la faune et flore a tenu à remercier le directeur général de l’institut congolais pour la conservation de la nature pour sa vision de vouloir voir l’écosystème se reconstituer sur l’ensemble des aires protégées en République Démocratique du Congo.
Il convient de souligner que le Parc National de la Garamba renforce continuellement ses partenariats avec des institutions d’enseignement supérieur de la région, notamment l’ISP Faradje et l’ISTD Dungu. Ces collaborations s’inscrivent dans le cadre de diverses initiatives, telles que les enquêtes d’évaluation visant à mesurer la perception et le niveau d’adhésion des communautés locales aux actions menées par le Parc. Ces efforts sont rendus possibles grâce au partenariat public-privé entre l’ICCN et African Parks, un modèle de gestion durable qui, bientôt fort de vingt ans d’existence, a su mobiliser le soutien de bailleurs de fonds majeurs, tels que l’Union européenne, l’USAID, et bien d’autres.
Yesulema Kodrawa Cyrille


