
NAGERO, 12 novembre 2025
Dans le cadre de la promotion du développement durable et de l’amélioration des conditions de vie des communautés riveraines, une importante rencontre de débriefing sur l’enquête des chaînes de valeurs durables du cacaoyer et du papayer s’est tenue ce mardi à l’espace Camp Dungu, dans la localité de Nagero, territoire de Dungu, province du Haut-Uélé.
Cette activité s’inscrit dans le programme agroécologique du Parc national de la Garamba (PNG), visant à fiabiliser ses interventions communautaires et à encourager des initiatives agricoles génératrices de revenus.
Quatre institutions académiques environnantes ont été sélectionnées pour mener cette enquête : l’Institut Supérieur Pédagogique de Faradje (ISP/Faradje), l’Université « Bâtissons l’Espoir au Centre de l’Afrique » (UBECA/Dungu), l’Institut Supérieur Techniques de Développement (ISTD/Dungu), et l’Institut Supérieur Prince AMANI de logistique et entreprenariat (ISPALE/Tadu.)
Selon Éric Basosila, responsable du programme agroécologie et éducation environnementale au Parc national de la Garamba, cette rencontre marque une étape clé dans la collaboration entre le parc et ses partenaires locaux :
« Le Parc national de la Garamba accorde une grande importance dans la collaboration avec des communautés et d’autres organisations locales pour la réalisation des activités qu’il mène, c’est un pilier important de son département de développement durable. Cette enquête sur la culture du cacao et du papayer constitue un pas important vers un accompagnement encore plus efficace des communautés riveraines. Nous remercions vivement les planteurs qui ont accepté d’ouvrir leurs portes aux enquêteurs, ainsi que les autorités locales pour leur soutien continue », a-t-il déclaré.
Pour sa part, Seth Mogo Kuru Tatsima, assistant à l’ISP/Faradje, a exprimé la reconnaissance des institutions participantes envers le parc :
« Nous remercions le Parc national de la Garamba pour la confiance placée en nos institutions. Cette expérience nous a permis de découvrir la réalité de la culture du cacaoyer et du papayer dans les villages autour du parc. Nous encourageons les communautés à s’approprier ces cultures, car elles constituent une véritable opportunité économique », a-t-il affirmé avec enthousiasme.
Le Chargé de Communication du Parc National de la Garamba (PNG), Richard M. Kalayi, a précisé que, dans le cadre de son programme agroécologique, le parc multiplie les partenariats avec les organisations locales, notamment la Commission Diocésaine Justice et Paix Dungu-Doruma (CDJP) à Dungu et l’Organisation pour la Protection de l’Environnement et Développement (OPED) à Faradje. Pour assurer le suivi et l’évaluation de ses interventions auprès des communautés riveraines, le PNG s’appuie également depuis 2024 sur l’expertise académique de l’ISP Faradje et de l’ISTD Dungu. Ces collaborations ont déjà permis de conduire plusieurs enquêtes de référence : l’Indice de soutien à la conservation, l’étude sur la perception des communautés concernant la sécurité, la conservation et les activités de développement menées par le parc, ainsi que l’analyse des services écosystémiques. Plus récemment, une enquête sur le score de consommation alimentaire et l’indice de survie a été réalisée.
« Bien que chacune de ces études poursuive des objectifs spécifiques liés aux différentes missions du PNG, elles convergent toutes vers un même idéal : améliorer et renforcer l’efficacité des interventions en impliquant directement les communautés locales », a-t-il souligné.
Ces initiatives, portées par le Parc national de la Garamba, s’inscrivent dans une vision plus large de conservation participative et de développement communautaire durable, conciliant protection de la biodiversité et bien-être des populations riveraines.
Par Maliamungu Aksante Jean
