La tension et la tristesse dominent à Aru. À l’occasion de l’inhumation de feu Amanio Eriku Jacob Bhayo, président du Conseil Territorial de la Jeunesse d’Aru, la Société Civile Forces Vives du territoire a décrété une journée sans activité, ce samedi 15 novembre 2025, en mémoire de ce leader respecté et de trois autres victimes tombées tragiquement ces derniers jours.

Selon le communiqué officiel n°005/SOCIV-FV/TERR/ARU/2025 consulté par Faradjenews.net, cette décision intervient également après la mort de deux jeunes abattus le 06 novembre 2025 ( Mungutsi Enga Faustin et Andi Azia) , ainsi que celle d’un policier, Alio Azabho affecté à la société Maisha ni ya Mungu, agressé à Ariwara avant de succomber à ses blessures à l’hôpital. Ce quadruple drame secoue profondément la communauté aruvarde, déjà meurtrie depuis plusieurs semaines.

Pour cette journée exceptionnelle, la Société Civile exige l’arrêt de plusieurs secteurs d’activité :

1. Les engins poids lourds, notamment ceux de Kibali et d’autres compagnies ;

2. Les bus de transport comme JEBON, DISSA, ATD, SHAMA, GLODI et autres ;

3. Les camions de marchandises ;

4. Les stations-services ;

5. Les maisons de vente et petites boutiques.

Objectif : permettre à toute la population de rendre hommage aux disparus, dans le calme et la solidarité.

Toutefois, certaines activités resteront opérationnelles, afin d’assurer le strict minimum vital :

1. Les hôpitaux, structures sanitaires et pharmacies ;

2. Les écoles et institutions universitaires ;

3. Les restaurants et un service réduit dans les marchés pour les vivres ;

4. La circulation des petits véhicules.

Cette organisation vise à respecter le deuil sans paralyser totalement la vie sociale.

La Société Civile invite toute la population à accompagner son « vaillant défenseur et leader ayant servi avec engagement, bravoure et détermination » jusqu’à sa dernière demeure. Le communiqué insiste sur un adieu digne et empreint d’amour à ce jeune leader, mais aussi à la mémoire des deux jeunes et du policier tués tragiquement à Ariwara.

Il sied de rappeler qu’à Aru, l’heure est au recueillement. Une journée symbolique qui rappelle l’urgence d’un retour à la sécurité et à la paix dans ce territoire secoué par des violences à répétition.

Par Yesulema Kodrawa Cyrille

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