La tempête politique qui traverse le Haut-Uélé franchit un nouveau seuil. En effet, ce vendredi 28 novembre 2025, la Société Civile du Congo, à travers sa coordination territoriale de Faradje dirigée par Dieudonné Adrupiako Sirika, a pris position sur la motion de défiance visant le gouverneur Jean Bakomito Gambu et sur la décision controversée du Vice-premier ministre de l’Intérieur de suspendre la plénière prévue.
Selon le coordonnateur Dieudonné Adrupiako Sirika, la motion de défiance est un mécanisme « constitutionnel, légal et pleinement démocratique ». Saluer l’initiative des quatre députés provinciaux qui l’ont introduite relève, selon lui, d’un simple respect des normes républicaines.
« Dans un État de droit, le contrôle de l’exécutif n’est pas un privilège, c’est une obligation parlementaire », a-t-il rappelé, ajoutant que nul responsable public ne devrait craindre un outil prévu par la Constitution.
De plus, cette motion constitue une occasion d’offrir à la population du Haut-Uélé une lecture transparente et vérifiable de la gestion provinciale.
« Les communautés ont droit à la vérité, rien qu’à la vérité », a insisté le coordonnateur Dieudonné Adrupiako Sirika, soulignant l’importance de la reddition des comptes.
Cependant, la décision du VPM de l’Intérieur de suspendre la plénière a suscité une vive indignation. En effet, priver l’Assemblée provinciale de son droit de siéger fragilise la démocratie locale et menace l’équilibre institutionnel.
« Le respect des textes ne se négocie pas, même au sommet de l’État », a-t-il dénoncé, pointant le risque d’arbitraire.
Par ailleurs, le coordonnateur Dieudonné Adrupiako Sirika a condamné les menaces adressées aux députés signataires et au président de l’Assemblée provinciale du Haut-Uele. Ces comportements, estime-t-il, sont « inciviques et étrangers à la culture démocratique du Haut-Uele ». La peur ne saurait, rappelle-t-il, remplacer le débat institutionnel.
Concernant la procédure, le gouverneur Bakomito aura l’opportunité de se défendre devant les élus.
« S’il convainc, la motion sera rejetée. S’il échoue, les députés exerceront librement leur prérogative », a précisé le coordonnateur Dieudonné Adrupiako Sirika, appelant ainsi au calme et à l’observance stricte des textes.
Alors que l’opinion attend la reprogrammation de la plénière, la coordination territoriale de la Société civile du Congo appelle la population à demeurer vigilante et sereine. Pour elle, ce moment constitue un véritable test de maturité institutionnelle.
« Le Haut-Uele doit rester un temple de la démocratie, où chaque institution exerce ses prérogatives sans intimidation ni interférence », conclut le coordonnateur Dieudonné Adrupiako Sirika.
En définitive, cette prise de position forte et sans ambiguïté ravive le débat et remet au centre les principes essentiels de l’État de droit. Désormais, tous les regards sont tournés vers l’Assemblée provinciale et la suite qu’elle donnera à une affaire dont l’issue pourrait redéfinir les équilibres politiques du Haut-Uele.
Par la rédaction.

