La situation autour des cimetières de Pwame et Dingilipi, dans la ville d’Isiro, suscite une vive inquiétude au sein des familles concernées.
Dans une correspondance adressée au maire de la ville d’Isiro et transmise à plusieurs autorités provinciales, la Coordination du Haut-Uele de la Société civile du Congo(SOCICO) dénonce la profanation, la destruction et l’occupation illégale de certains sites funéraires.
Selon cette organisation, ces pratiques se poursuivent malgré une précédente dénonciation adressée au Procureur général près la Cour d’appel du Haut-Uele. La SOCICO estime que la situation porte atteinte aux traditions, à la culture et à la foi des communautés concernées.
Face à cette situation, les familles victimes de spoliation exigent des occupants illégaux de détruire, dans un délai de 48 heures, toutes les constructions érigées à l’intérieur des deux cimetières. Elles annoncent leur détermination à prendre leurs responsabilités à partir de ce samedi 5 septembre 2026 à 6 heures 30, en cas de non-respect de cet ultimatum.
Les victimes appellent par ailleurs le maire d’Isiro à agir afin de rétablir l’ordre sur l’ensemble des sites concernés.
La Société civile demande également l’implication des services de sécurité, notamment l’ANR, la DGM et la PNC, ainsi que des services techniques compétents en matière foncière, d’urbanisme, d’habitat, de cadastre et d’aménagement du territoire. Les services judiciaires sont également appelés à s’impliquer, chacun dans les limites de ses compétences, afin de mettre fin à cette situation.
La correspondance est signée par Madema Mazelida Georges, coordonnateur provincial de la Société civile du Congo, agissant également au nom des représentants des familles victimes de spoliation.
Affaire à suivre.
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