C’est un tournant historique pour le développement du Haut-Uele. Le Parc National de la Garamba (PNG), en synergie avec ses partenaires, vient d’offrir au Chef-lieu du territoire de Dungu une centrale solaire moderne, symbole éclatant de l’alliance entre conservation de la nature et progrès socio-économique.

En effet, cette centrale solaire a été officiellement inaugurée ce jeudi 22 janvier 2026 par le Gouverneur de la province du Haut-Uele, l’Honorable Jean Bakomito Gambu, à l’issue d’une cérémonie solennelle marquée par la coupure symbolique du ruban, en présence du Conseiller spécial du Chef de l’État, du Directeur général de l’ICCN, du représentant de l’Union européenne, du délégué d’African Parks ainsi que de plusieurs autorités politico-administratives, locales et coutumières.

D’emblée, cette réalisation sous l’appui financier de l’Union Européenne s’inscrit dans la vision novatrice du Parc National de la Garamba, qui ne se limite plus uniquement à la protection de la faune et de la flore, mais qui agit désormais comme un véritable moteur de développement durable pour les communautés riveraines.

Ainsi, la centrale solaire de Dungu, construite par la société Soleil de Garamba, dispose actuellement d’une capacité de production de 60 mégawatts pour une puissance de 180 kVA. À court terme, les travaux d’extension permettront d’élargir le réseau électrique de 11 km à 23 km, afin d’alimenter notamment les zones de Gbangbati, Bamokandi et la Cathédrale Uye.

Intervenant à cette occasion, le représentant de l’Union européenne a souligné que ce projet s’inscrit dans l’approche dite Paysage, laquelle vise à transformer les populations locales en acteurs centraux du développement.

« Le développement durable ne se décrète pas, il se construit avec les communautés, pour qu’elles soient des partenaires actifs et non de simples bénéficiaires », a-t-il déclaré.

Autrement dit, cette centrale n’est pas seulement une infrastructure énergétique, mais un outil d’émancipation collective.

Pour sa part, le Directeur général de l’ICCN a rappelé que la gestion du Parc National de la Garamba repose sur une approche participative, conformément à la Loi n°014 relative à la conservation de la nature.

« Protéger la biodiversité tout en apportant de l’électricité propre aux populations, c’est prouver que la conservation est une solution et non un frein au développement », a-t-il affirmé.

Par conséquent, cette centrale devient une illustration concrète du lien indissociable entre technologie, écologie et bien-être social.

Prenant la parole à son tour, le Gouverneur Jean Bakomito Gambu a salué l’engagement remarquable du PNG et de ses partenaires, tout en appelant la population à jouer pleinement son rôle dans la préservation de l’environnement.

« La centrale solaire est un don précieux. La protéger, c’est protéger notre avenir et celui des générations futures », a-t-il insisté.

De ce fait, il a exhorté les citoyens à s’impliquer activement dans la lutte contre le braconnage, la déforestation et l’exploitation illégale des ressources naturelles.

Il convient de rappeler qu’en 2021, le Parc National de la Garamba avait déjà doté le territoire de Faradje de deux centrales solaires, l’une à Faradje-Centre et l’autre à Tadu, confirmant ainsi sa politique de proximité et d’impact réel.

En définitive, les œuvres du Parc National de la Garamba traduisent une ambition claire : réduire la dépendance au bois-énergie, freiner la déforestation, lutter contre les effets du changement climatique et améliorer durablement les conditions de vie des populations locales. Ainsi, le Parc National de la Garamba ne se contente plus d’être un sanctuaire de biodiversité ; il s’impose désormais comme un laboratoire vivant du développement durable en République démocratique du Congo.

Par Yesulema Kodrawa Cyrille et Richard K.

Un commentaire

  1. Booz Washington MORISHO on

    Veuillons souligner que uniquement 5 mégawatts d’électricité peuvent alimenter toute une territoire de la RDC et nous avons 145 territoires dans le pays.

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