La chefferie de Mari Minza, dans le territoire de Watsa, province du Haut-Uélé, au Nord-Est de la République Démocratique du Congo fait face à une recrudescence inquiétante de l’insécurité, marquée par des vols à main armée et des agressions. La situation, déjà préoccupante, semble s’aggraver de jour en jour.

Dans la nuit du jeudi au vendredi 21 février 2025, des incidents graves ont été signalés à Camp Djigba et Tambinza, deux sites miniers situés à environ 20 kilomètres du centre de négoce de Moku, dans le groupement Kpegukobho. Lors de cette attaque, des individus armés, équipés d’armes blanches et d’armes à feu, ont dérobé une somme d’argent estimée à 29,5 millions de francs congolais ainsi que 37 grammes d’or. 

Selon des témoins sur place, les assaillants ont semé la terreur en opérant dans plusieurs commerces, blessant huit personnes avant de disparaître dans la nature.

Quelques jours plus tard, dans la nuit du samedi au dimanche 2 mars 2025, un autre braquage a été perpétré à Peteku, un carré minier situé en périphérie de Giro, dans le groupement Bugutali. Cette fois, 2 000 dollars américains ainsi qu’une quantité d’or importante, encore non évaluée, ont été dérobés.

Face à cette insécurité galopante, les organisations de la société civile et les chambres de commerce exhortent les autorités compétentes à renforcer les dispositifs sécuritaires pour protéger la population et leurs biens. Ils appellent également à une action urgente pour mettre fin à ces actes de barbarie perpétrés par des criminels armés.

Pour tenter de maîtriser la situation, une décision a été prise récemment lors d’une rencontre entre la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) et le vice-gouverneur de la province du Haut-Uele. Il a été convenu de limiter les activités commerciales jusqu’à 22 heures: « Cette mesure vise à réduire les risques encourus par les commerçants et la population », a déclaré Shako Ngando, président de la FEC dans la chefferie Mari Minza

Joseph Dudu

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