Contrairement au mémorandum distillé sur les réseaux sociaux contre l’Administrateur du site Mungu Jakisa alias Faux Molimo, qualifié à tort de mauvais gestionnaire, la réalité sur le terrain à Beverendi est tout autre. Depuis 2 ans qu’il est devenu AFM de la carrière Yawe Sala, il y a eu un changement total et visible par tous. A son installation, il a trouvé une carrière en faillite, abandonnée et improductive. Il l’a totalement métamorphosée grâce à un travail de fond de 17 mois, avec un protocole d’accord en bonne et due forme qui existe et qui peut être brandi devant toute autorité compétente.

Avant que l’or ne soit trouvé, les travaux se faisaient dans la quiétude la plus totale et tout le monde était témoin du sérieux de l’investisseur. Tous les chefs, sans exception, ont bénéficié de leurs droits tels que demandés. C’est après avoir investi une somme colossale, jusqu’à présent non encore retournée, que les gisements ont commencé à payer. C’est à ce moment précis que la convoitise est née. Voyant que les trous paient, des individus ont commencé à manigancer pour s’insérer de force dans le circuit, en instrumentalisant même le tribalisme pour diviser les orpailleurs et créer un désordre artificiel.

Le premier promoteur de ce désordre n’est autre que le chef de poste des mines du lieu, M. Teddy. Selon plusieurs sources concordantes sur le site, c’est lui qui est à la base de toutes les manigances. La loi l’avait d’ailleurs déjà mis à nu dans ses agissements. C’est lui qui entretient ce climat de confusion pour ses intérêts personnels, alors que le dossier de cette carrière se trouve déjà entre les mains de la justice. Par crainte de la vérité qui finira par éclater, certains protagonistes perdent les pédales et continuent d’utiliser illégalement des creuseurs sur le site pourtant sous instruction judiciaire.

Plus grave encore, et c’est une question qui mérite l’attention des autorités, que fait un agent de renseignements, M. Moïse Mboli, à l’intérieur même d’un trou d’exploitation artisanale sur le site ? Sa présence sur un site minier, au cœur d’un conflit d’intérêts financiers, pose une vraie question de déontologie et de conflit de compétences. Qui manigance et qui est derrière ce réseau qui veut pousser dehors celui qui a le plus investi ? C’est la plus grande question que se posent aujourd’hui les vrais orpailleurs de Yawe Sala.

Aujourd’hui, Mungu Jakisa alias Faux Molimo reste celui qui a le plus investi dans cette carrière. Quel que soit la durée de la nuit, le soleil finira par apparaître. La justice, saisie du dossier, doit faire son travail en toute indépendance. Nous en appelons à la vision de Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo qui prône la transparence, l’État de droit et la tolérance zéro contre les antivaleurs et les tracasseries minières. Que la vérité prime et que la justice protège les investisseurs sérieux au lieu de les décourager.

Il est donc faux et archi-faux de parler de mauvaise gestion. Le prétendu mémorandum n’est qu’un coup d’épée dans l’eau monté par des ingrats qui ont bénéficié de financements et qui refusent de rembourser, comme l’a si bien souligné son représentant Stanislas Tsoro. La carrière Yawe Sala n’a pas besoin d’agitation tribale et de manipulations, elle a besoin de calme, de respect du protocole d’accord et de laisser la justice trancher.

Par Norbert Manvotama Packis

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