Le collectif de 50 députés nationaux (C50) a exprimé son indignation face à ce qu’il considère comme une violation flagrante des immunités parlementaires de l’ancien Premier ministre Matata Ponyo. Dans une déclaration rendue publique ce vendredi, le groupe a exigé la démission immédiate du procureur général près la Cour constitutionnelle, accusé d’avoir outrepassé ses prérogatives.

Cette réaction fait suite à la décision du procureur général, annoncée le mercredi 23 avril, de requérir une peine de 10 ans de travaux forcés et de servitude pénale contre Matata Ponyo et ses coprévenus dans l’affaire du parc agro-alimentaire de Bukanga-Lonzo. En plus de cette condamnation, l’ancien Premier ministre a été frappé d’une inéligibilité de 10 ans et d’un mandat regroupe des députés de diverses tendances politiques, a dénoncé ce qu’il qualifie de « coup d’État constitutionnel et institutionnel » orchestré par la justice. Selon eux, le statut de député national est aujourd’hui marginalisé, voire menacé de disparition. Ils ont également pointé du doigt le refus de certains membres du gouvernement et mandataires actifs de comparaître devant l’Assemblée nationale, tout en soulignant que les députés sont de plus en plus souvent agressés, poursuivis, jugés et arrêtés en violation de leur immunité parlementaire.

Dans leur déclaration, les membres du C50 ont réaffirmé que la plénière de l’Assemblée nationale, en tant qu’instance souveraine, doit protéger Matata Ponyo en tant que détenteur de l’immunité parlementaire. Ils ont averti que toute procédure engagée sans cette protection constitue un « outrage à l’Assemblée nationale » et une atteinte grave à l’équilibre institutionnel.

Cette affaire, qui suscite de vives réactions au sein de la classe politique et de l’opinion publique, met en lumière les tensions croissantes entre les pouvoirs législatif et judiciaire en République démocratique du Congo. Le C50 appelle à une mobilisation générale pour défendre les principes fondamentaux de la démocratie et garantir le respect des droits des élus.

Rédaction

*RDC : le collectif de 50 députés nationaux dénonce les atteintes aux immunités parlementaires de Matata Ponyo et réclame la démission du procureur général*

Le collectif des 50 députés nationaux (C50) a exprimé avec fermeté son indignation face à ce qu’il considère comme une violation flagrante des immunités parlementaires de l’ancien premier ministre Matata Ponyo. Dans une déclaration publique, diffusée ce vendredi, le groupe de ces élus a exigé la démission immédiate du procureur général près la Cour constitutionnelle, l’accusant d’avoir outrepassé ses prérogatives.

Cette réaction est faite suite à la réquisition du procureur général, annoncée le mercredi 23 avril 2025, sollicitant une condamnation à 10 ans de travaux forcés et de servitude pénale à l’encontre de Matata Ponyo et de ses coaccusés dans l’affaire du parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo. Outre cette peine, l’ancien premier ministre a été frappé d’une inéligibilité de 10 ans et d’un mandat de dépôt. Le C50, qui regroupe des députés nationaux de diverses obédiences politiques, a dénoncé ce qu’il qualifie de « coup d’État constitutionnel et institutionnel » orchestré par la justice. Selon ce collectif, le statut de député national est actuellement marginalisé, voire menacé de disparition. Ils ont également mis en lumière le refus de certains membres du gouvernement et mandataires actifs de comparaître devant l’Assemblée nationale, tout en soulignant la fréquence croissante des agressions, poursuites, jugements et arrestations de députés en violation de leur immunité parlementaire.

Dans leur déclaration, les membres du C50 ont réaffirmé avec force que la plénière de l’Assemblée nationale, en tant qu’instance souveraine, a le devoir impérieux de protéger Matata Ponyo en sa qualité de détenteur de l’immunité parlementaire. Ils ont averti que toute procédure engagée en l’absence de cette protection constitue un « outrage à l’Assemblée nationale » et une atteinte grave à l’équilibre institutionnel fondamental de la République.

Cette affaire, suscitant de vives réactions au sein de la classe politique et de l’opinion publique, met en évidence les tensions grandissantes entre les pouvoirs législatif et judiciaire en République démocratique du Congo. Le C50 lance un appel pressant à une mobilisation générale afin de défendre les principes fondateurs de la démocratie et de garantir le respect scrupuleux des droits des élus du peuple.

*Rédaction*

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