L’épilogue judiciaire de la tragique affaire du décès du policier de roulage Fiston Kabeya s’est déroulé devant la Cour militaire de Kinshasa/Gombe, laquelle a rendu un verdict sans équivoque à l’issue des délibérations. Ainsi, la justice militaire a prononcé des condamnations significatives à l’encontre des personnes poursuivies pour leur implication présumée dans ce drame qui avait ému l’opinion publique.
Le verdict a établi la culpabilité de six(6) prévenus, lesquels ont été condamnés à une peine de vingt(20) ans de servitude pénale, assortie d’une amende d’un(1) million de francs congolais. Parallèlement, deux(2) autres prévenus ont écopé d’une peine de cinq(5) ans de servitude pénale, soulignant une différenciation dans le niveau de leur implication selon l’appréciation du tribunal.
Il sied de rappeler que cette affaire complexe mettait en cause neuf(9) policiers, dont sept(7) étaient affectés à la garde rapprochée de la Première Ministre, Madame Judith Suminwa Tuluka, tandis que deux(2) autres sont actuellement en état de fuite. Ces agents des forces de l’ordre étaient poursuivis pour des chefs d’accusation graves, incluant l’homicide praeter intentionnel (c’est-à-dire un homicide involontaire commis lors d’une autre infraction), l’arrestation arbitraire, ainsi que la violation de consignes établies.
En conséquence, le jugement rendu par la Cour militaire de Kinshasa/Gombe constitue un signal fort de la détermination de la justice militaire à faire la lumière sur cette affaire douloureuse et à sanctionner sévèrement les responsables présumés, conformément à la loi. Bien que deux(2) des accusés demeurent en cavale, la condamnation des sept(7) autres policiers représente une étape cruciale dans la recherche de la vérité et la manifestation de la primauté du droit, même lorsque des agents de l’autorité sont impliqués.
Rappelons que cette décision judiciaire souligne l’importance de l’imputabilité et de la nécessité de garantir que de tels actes ne restent pas impunis, contribuant ainsi à la restauration de la confiance du public envers les institutions chargées de maintenir l’ordre et la sécurité.
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