Le village d’Alima, situé dans la chefferie des Babila-Babombi, territoire de Mambasa (Ituri), est ce dernier temps secoué par la montée de l’insécurité. Des accusations de menaces et de tracasseries perpétrées par certains éléments incontrôlés des forces de l’ordre lors de patrouilles nocturnes ont été rapportées par la population locale.
Face à cette situation, l’activiste des droits humains Zéphalie Kathaliko, basé dans le territoire de Mambasa, a appelé ce mardi 24 juin 2025 les services de sécurité à accorder un minimum de considération à la population civile.
Pour lui, il est inacceptable que les habitants du village Alima se sentent délaissés par leur propre armée. Cette perception de vulnérabilité face à ceux qui sont censés les protéger mine la confiance entre la population et les forces de défense. C’est pourquoi Monsieur Zéphalie Kathaliko insiste sur la nécessité pour les militaires de respecter les droits des civils et d’adopter un comportement exemplaire, même lors des patrouilles nocturnes.
Par ailleurs, Zéphalie Kathaliko a abordé la problématique persistante du banditisme armé, qui cible spécifiquement les acheteurs de cacao dans la région. Pour cet activiste des droits humains, ce phénomène nuit gravement aux activités économiques locales et met en péril la sécurité des commerçants. Face à cette menace, il a interpellé ses concitoyens à la vigilance, les encourageant à signaler toute activité suspecte. En outre, il a lancé un appel urgent aux autorités compétentes pour l’éradication de ce fléau, qui freine le développement et sème la terreur.
Soulignons que les agglomérations d’Alima, Biakato et Makumo sont particulièrement visées par ces actes inciviques. La situation requiert une intervention rapide et concertée pour restaurer la sécurité et la sérénité dans ces localités.
Rédaction.

