Le Sénat congolais s’apprête à vivre, ce mercredi 12 novembre 2025, une séance particulièrement attendue. Le vice-ministre de l’Intérieur, sécurité et affaires coutumières, est convoqué devant la Chambre haute du Parlement pour éclairer la lanterne des sénateurs sur la situation préoccupante de déstabilisation des entités décentralisées et déconcentrées du territoire de Watsa, dans la province du Haut-Uele.
À l’origine de cette interpellation, le sénateur Jean-Pierre Batumoko, élu du Haut-Uele, qui veut comprendre les causes réelles des tensions administratives signalées dans cette partie du pays. Selon un communiqué officiel du Sénat, signé par son rapporteur adjoint Jean-Claude Baende et parvenu lundi à Faradjenews.net, le vice-ministre devra répondre à une question orale avec débat sur ce dossier jugé sensible.
Dans les milieux politiques, cette convocation suscite déjà un vif intérêt. Plusieurs observateurs y voient une opportunité pour le gouvernement de clarifier sa position et de rassurer la population quant à son engagement à protéger la stabilité des institutions locales.
« Il est temps que la lumière soit faite sur les causes de ces perturbations afin que l’administration locale retrouve sa sérénité », a confié un proche du dossier à Faradjenews.net
Les sources locales font état, depuis plusieurs semaines, d’une série de tensions et d’ingérences au sein des structures administratives de Watsa. Une situation qui inquiète la société civile et menace, selon certains, le bon fonctionnement du processus de décentralisation voulu par la Constitution.
En attendant la séance de ce mercredi 12 novembre 2025, les regards restent tournés vers le Palais du Peuple, où le vice-ministre de l’Intérieur devra livrer ses explications devant la représentation nationale. Un rendez-vous politique à fort enjeu pour la gouvernance locale dans le Haut-Uele.
Rédaction/ACP

