La province de l’Ituri est de nouveau plongée dans l’horreur. Une escalade de violence a frappé les territoires de Djugu et Mambasa ces dernières 48 heures, entraînant des pertes humaines considérables, des blessés graves et d’importants pillages. La société civile locale tire la sonnette d’alarme face à cette recrudescence des attaques contre les populations civiles.

La matinée de ce vendredi 27 juin 2025 a été particulièrement sombre pour le village de Njaya, situé dans le groupement Buku, territoire de Djugu. Une attaque d’une brutalité inouïe a causé la mort de neuf (9) personnes et fait douze (12) blessés graves. En outre, de nombreux biens appartenant aux paisibles populations ont été pillés, laissant derrière eux désolation et désespoir.

Cette alerte a été lancée par Charité Banza Bavi, coordonnateur de la société civile des Bahema Nord, qui dénonce avec force ces actes barbares. La situation humanitaire dans la région est désormais critique, nécessitant une intervention urgente pour venir en aide aux victimes et sécuriser la zone.

Par ailleurs, cette nouvelle tragédie fait suite à une autre alerte préoccupante émise par Ibrahim Yuma Mugeni, coordonnateur de la structure citoyenne de Mambasa. Dans la nuit du mercredi 25 au jeudi 26 juin, le village d’Elake a été le théâtre d’une attaque perpétrée par les rebelles des ADF/Nalu. Le bilan fait état de deux (2) morts et trois (3) blessés, tous des éléments Wazalendo, qui s’efforcent de protéger les populations.

Plus alarmant encore, cette incursion a entraîné la prise en otage d’environ cinquante (50) personnes, ainsi que le pillage systématique des biens des habitants. Ces actes illustrent la terreur que continuent de semer ces groupes armés, particulièrement dans les zones isolées.

Ces incidents successifs dans l’Ituri soulignent l’urgence d’une réponse robuste et coordonnée des autorités et des forces de sécurité. La protection des civils, la traque des assaillants et la restauration de l’autorité de l’État sont des impératifs absolus pour mettre fin à cette chaîne de violence qui endeuille la province. La population de l’Ituri vit dans une peur constante, et attend désespérément que des mesures concrètes soient prises pour assurer sa sécurité.

Par la rédaction.

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