À Aru, dans la province de l’Ituri, au nord-est de la République Démocratique du Congo, l’insécurité grandissante prend de plus en plus une ampleur incontestable. C’est ainsi que ce vendredi 29 août 2025 dans la salle polyvalente de la FEC Aru, l’administrateur policier du territoire, le commissaire supérieur principal Richard Mbambi Kingana Kitabakulu a tenu une réunion élargie de sécurité avec toutes les couches sociales afin de chercher les voies et moyens pour mettre fin à ces barbaries qui secouent plus particulièrement la commune rurale d’Aru y compris les deux chefferies transfrontalières des Otso et Nio-kamule.
L’A.T a d’emblée ouvert la séance par un bref aperçu de la situation sécuritaire de la commune et de deux collectivités frontalières. Plus tard, ça n’est précédé un échange fructueux avec les parties prenantes au processus de paix qui ont relevé les causes profondes de cette insécurité tout en formulant des étroites recommandations pouvant façonner un climat sécuritaire séduisant et rassurant.
Si certaines structures citoyennes ont proposé la création des sous-ciat dans les agglomérations visées, d’autres ont même révélé une possibilité de la mise en place d’un dispositif sécuritaire communicationnel afin de rapprocher une alternative d’alerte entre la population et les services de sécurité en cas d’urgence.
De son côté, le commandant des opérations militaires en territoire d’Aru a réitéré sa volonté de pacifier une entité en proie aux vols en mains armées dont sont cibles les opérateurs économiques. Il déclare à Faradjenews.net :
« Enfaite, nous avons constaté qu’il y a une recrudescence de l’insécurité à Aru. Il y a des cas requérants de vols qui sont opérés aux différentes stations services, banques, agences et institutions scolaires. On ne pouvait pas croiser les bras et regarder comment l’insécurité grandit. Nous avons réuni toutes les couches et échangé avec eux, et savoir pourquoi il y a t-il de l’insécurité, ensuite de formuler des recommandations pour l’éradiquer »
Par ailleurs, la question relative au commerce ambulant exercé par certains nationaux et les étrangers a été vivement énumérée comme l’une des causes profondes de l’insécurité, faisant objet d’une assise qui réunira les services attitrés pour un consensus pacifique. Ensuite, un vibrant appel à la vigilance a été également lancé impliquant toutes les catégories sociales à un sursaut patriotique.
Il est évident de vous signaler que cette rencontre sécuritaire a réuni toutes les composantes de la société civile forces vives du territoire d’Aru. Un geste fort qui témoigne une cohésion entre les autorités locales et les couches sociales.
Par John Likambo Andama

