Le territoire de Faradje est une fois de plus plongé dans la consternation. En effet, un acte d’une cruauté inouïe a été commis au village Tavudri, dans le groupement Makasango, chefferie de Logo-Doka, territoire de Faradje où un jeune homme, Bavida Tasema, a été lâchement abattu par des éleveurs étrangers Mbororo. Une tragédie de plus qui ravive les tensions et remet au-devant de la scène la question brûlante de l’insécurité liée aux incursions de ces éleveurs armés.
Selon des informations concordantes recueillies par Faradjenews.net, la victime, Bavida Tasema, se trouvait en compagnie de son frère au cours de la journée. Les deux jeunes auraient abattu une vache appartenant aux Mbororo vers 14 heures, un acte qui aurait déclenché une réaction d’une violence disproportionnée. En effet, dans la soirée aux environs de 19h, alors qu’ils étaient revenus sur le site pour récupérer la viande, ils sont tombés dans une véritable embuscade orchestrée par ces éleveurs.
Ainsi, aux abords du lieu, les Mbororo, qui semblaient avoir minutieusement préparé leur représaille, ont ouvert le feu sans sommation. Bavida Tasema a été mortellement atteint et a rendu l’âme sur place, tandis que son frère, pris de panique et sous la pluie de balles, a réussi à s’enfuir in extremis.
Aussitôt après leur crime, ces éleveurs étrangers se sont volatilisés dans la nature, laissant derrière eux un village traumatisé et une famille dévastée. Cette fuite organisée renforce les inquiétudes des populations locales, qui dénoncent depuis longtemps l’impunité et la mobilité quasi insaisissable de ces éleveurs étrangers Mbororo.
Par ailleurs, cette énième bavure meurtrière pose avec acuité la problématique de la présence incontrôlée des Mbororo dans l’hinterland du Haut-Uélé, et interpelle les autorités politico-administratives comme militaires sur l’urgence de reprendre le contrôle de ces zones rurales abandonnées à elles-mêmes.
De ce fait, les habitants de Tavudri exigent une enquête sérieuse, des sanctions exemplaires et un renforcement immédiat de la sécurité, afin que pareille tragédie ne continue à endeuiller la région dans un silence assourdissant.
L’assassinat de Bavida Tasema n’est pas un simple fait divers. C’est un cri de détresse d’une population abandonnée, un rappel amer que la paix reste fragile tant que ces bandes armées continuent de dicter leur loi dans les villages du Haut-Uélé.
Rédaction.

