Le territoire de Niangara, situé dans la province du Haut-Uele, a été secouée par une paralysie des activités socio-économiques ce samedi 26 avril 2025, en réaction à un présumé meurtre d’une femme d’environ 35 ans. Cet acte tragique, survenu dans la nuit du jeudi 24 au vendredi 25 avril 2025, serait imputé à des éléments de la police nationale congolaise, suscitant une vive indignation au sein de la population locale.

Face à cette tragédie, la société civile, forces vives de Niangara, a exprimé avec fermeté sa consternation et a adressé une requête aux autorités provinciales. Elle exige l’organisation d’une audience foraine surplace à Niangara, afin que les individus incriminés soient jugés et sanctionnés conformément à la rigueur de la loi. Cette démarche vise à décourager la récurrence de tels actes, qui semblent devenir une pratique alarmante dans cette partie de la province du Haut-Uele.

Contacté par faradjeNews.net, Monsieur Bienvenu Ngasa, porte-parole de la société civile locale, a exposé la gravité de la situation :

« Cet acte de barbarie perpétré par ces policiers n’est malheureusement pas un cas isolé. Nous constatons avec une profonde tristesse la répétition de tels agissements à l’encontre des populations civiles. La population de Niangara est en train de croupir dans une misère occasionnée par les agissements déplorables des agents de l’ordre déployés sur notre territoire. C’est dans ce contexte que la synergie des sociétés civiles de Niangara insiste pour qu’une audience foraine soit organisée sur place, à Niangara même, afin que la justice soit rendue et que la mémoire des victimes soit honorée dignement. Nous estimons que même si des autorités supérieures seraient impliquées, elles doivent impérativement être traduites en justice et punies selon les lois de la République Démocratique du Congo. »

Et d’ajouter avec insistance :

« La société civile souligne l’importance cruciale de l’implication personnelle du Gouverneur de province, Jean Bakomito, afin que cette audience foraine soit organisée à Niangara, à l’instar de ce qu’il avait fait récemment à Isiro suite au meurtre tragique d’un jeune homme. »

Il est alarmant de constater que, ces derniers temps, les agents de l’ordre affectés au territoire de Niangara seraient fréquemment impliqués dans des dérapages et des exactions au sein de la communauté locale, minant la confiance entre la population et les forces de sécurité.

Rédaction.

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