La crise de gouvernance à la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), territoire de Faradje, prend une tournure décisive. En effet, Monsieur Patrick Adjube, Directeur Général de la société Blondo Uele Construction Business SARL (BUCB) et membre de la FEC Faradje, a exprimé une profonde indignation face aux multiples dysfonctionnements qui caractérisent, selon lui, la gestion de cette structure depuis plus d’une décennie. Ainsi, il dénonce une administration marquée par l’opacité, l’absence de redevabilité et surtout la marginalisation systématique des membres actifs, pourtant censés être au cœur de la dynamique fédérative.
Par ailleurs, les récentes décisions de l’autorité provinciale de la FEC sont vivement contestées. D’une part, la lettre du 05 décembre 2025, qui valide l’équipe sortante sans consultation de la base ni organisation d’élections, est perçue comme une violation flagrante des principes démocratiques. D’autre part, la correspondance du 05 janvier 2026 consacre, selon les membres frondeurs, une mise à l’écart totale des opérateurs économiques de Faradje, traduisant une non-considération manifeste de leur statut. Dès lors, face à ce qu’ils qualifient de dérive institutionnelle, ces membres annoncent la suspension temporaire de certaines obligations envers la fédération et exigent la convocation urgente d’une Assemblée Générale Extraordinaire, assortie d’un audit financier, de l’évaluation du projet de construction du bureau local et de la clarification de la gestion des recettes perçues depuis plus de dix ans.
En outre, les interrogations soulevées sont lourdes de sens : où sont logées les quotes-parts issues des taxes ? Dans quels comptes ces fonds sont-ils conservés ? Quelles réalisations concrètes ont été financées ? Quel est l’état réel de la caisse après une décennie de gestion ? Autant de questions qui, en définitive, mettent en lumière une crise de confiance profonde entre la base et les instances dirigeantes. Toutefois, tout en se montrant fermes, les membres rappellent leur attachement au dialogue et à une solution légale, estimant que seule une équipe de transition neutre, chargée d’organiser des élections transparentes, pourra restaurer la légitimité, la crédibilité et la bonne gouvernance au sein de la FEC Faradje.
Par la rédaction

