La tension est montée d’un cran ce vendredi 21 novembre 2025 dans le territoire de Faradje, au Haut-Uele. Le jeune entrepreneur et leader communautaire Ghislain Atafo a choisi de sortir de son silence pour dénoncer ce qu’il qualifie de “manœuvre organisée contre les commerçants adhérant à la FEC mais ne vivant pas au chef-lieu de territoire de Faradje” dans le processus électoral de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), section de Faradje.

Au cœur du scandale : l’imposition d’une caution de 500 USD pour les candidats à la présidence, 250 USD pour les autres postes, mais surtout l’exigence que les candidats présidents soient originaires du Chef-lieu de Faradje Centre. Une décision jugée arbitraire, discriminatoire et contraire aux principes mêmes d’une organisation censée défendre les opérateurs économiques.

Indigné, le jeune leader et entrepreneur Ghislain Atafo n’a pas mâché ses mots. Pour lui, ces critères n’ont qu’un seul objectif : favoriser un groupe restreint résident au chef-lieu du territoire de Faradje au détriment de la majorité des commerçants.

« Ceux qui sont à Faradje Centre ont conçu cela pour se privilégier. C’est de la malhonnêteté. Je suis coordonnateur territorial de la Nouvelle Société Civile mais je vis à Tadu. J’ai été élu à Faradje Centre. Ce type de comportement pousse beaucoup de nos leaders à l’exil », dénonce-t-il.

Cet entrepreneur pointe également du doigt certains responsables de la FEC à Isiro, qu’il accuse de vouloir installer leurs propres marionnettes dans la section locale de Faradje.

« Ceux qui sont à Isiro veulent, pour leurs intérêts égoïstes, placer leurs marionnettes en posant certaines contraintes. C’est une discrimination », insiste-t-il.

Le constat est amer : selon le jeune leader et entrepreneur Ghislain Atafo, la majorité des véritables commerçants ne se reconnaissent plus dans la FEC, préférant rejoindre la FENAPEC, jugée plus proche des réalités du terrain.

« La majorité des commerçants sont dans la FENAPEC. Cela est dû à la mauvaise politique de la FEC dans la province », souligne-t-il.

Il déplore également la politisation de l’organisation et son incapacité à défendre les causes essentielles des opérateurs économiques.

« La FEC perçoit le pourcentage de certaines taxes conventionnelles, mais elle est incapable de plaider pour l’état des routes et d’autres besoins. Elle reçoit de l’argent mais ne rend aucun compte à la communauté », fustige-t-il.

Pendant ce temps, la population se tourne vers les sociétés civiles, souvent dépourvues de moyens, pour porter leurs revendications.

Pour Ghislain Atafo, certains critères imposés ne tiennent ni de la logique ni de l’équité. La compétence, le leadership et l’intégrité devraient primer sur l’origine géographique.

« Le candidat peut venir d’ailleurs, pas seulement de Faradje Centre. L’essentiel est qu’il soit de la FEC, compétent et moralement digne », soutient-il.

Il ajoute :

« Nous sommes dans un pays démocratique. Selon la constitution, chaque congolais est libre de choisir son lieu de résidence. L’ancienne équipe doit cesser d’étouffer les nouveaux candidats de mettre leurs expertises au profit de la FEC mais aussi de la communauté ».

Il pousse son raisonnement plus loin :

« Si les candidats sont seulement de Faradje Centre, il est logique que les électeurs le soient aussi et que ce pouvoir se limite à Faradje Centre. »

Une manière de souligner l’absurdité d’un processus qui, selon lui, exclut volontairement une large partie de la communauté économique de Faradje.

Face à ce qu’il perçoit comme une dérive grave, ce jeune leader et entrepreneur Ghislain Atafo appelle les commerçants, associations économiques et leaders locaux à se mobiliser pour exiger la révision immédiate des critères électoraux.

Pour lui, il en va de la crédibilité de la FEC dans le Haut-Uele et de la justice envers ceux qui, chaque jour, font vivre le tissu économique du territoire. 

Rédaction.

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