Tout d’abord, la province du Haut-Uélé se trouve aujourd’hui à un tournant politique décisif. La motion de défiance visant le gouverneur Jean Bakomito Gambu suscite de fortes tensions et soulève des questions profondes sur la gouvernance provinciale. Dans ce contexte sensible, l’honorable Maître Bismick Boele Losomia, député provincial et élu légitime de Watsa, adopte une position nette, rappelant que le rôle d’un représentant du peuple est de défendre la vérité, même face aux plus puissants.
Ensuite, dans une communication adressée aux « peuples du Haut-Uélé et de Watsa », le député provincial Bismick Boele Losomia précise que sa participation à cette motion n’est motivée ni par la vengeance ni par un quelconque calcul politique :
« Nous n’agissons pas par haine ou ambition, mais par responsabilité envers ceux qui nous ont élus », affirme-t-il. Selon lui, le contrôle parlementaire est un instrument de justice et de transparence garanti par la Constitution, par la loi sur la libre administration des provinces et par le Règlement intérieur de l’Assemblée provinciale.
Par ailleurs, s’inspirant de la sagesse de Confucius :« Sous un bon gouvernement, la pauvreté est une honte ; sous un mauvais gouvernement, la richesse aussi est une honte » l’honorable Bismick Boele interpelle la population sur la réalité de la gouvernance au niveau provincial.
De ce fait, il invite le peuple à réfléchir :
« Si nos citoyens vivent dans la misère pendant que quelques-uns prospèrent, il est légitime de se demander si nous avons un gouvernement juste ou un pouvoir détourné ». Cette vérité simple agit comme un électrochoc dans une province qui cherche un leadership éclairé.
En outre, le député Bismick Boele Losomia insiste sur le fait que la motion de défiance n’est pas un caprice, mais une mesure essentielle de contrôle démocratique.
« Le parlementaire qui ignore les dérives de l’exécutif trahit ceux qui l’ont élu. Le silence face à la mauvaise gestion est complice », tranche-t-il, plaçant l’éthique et la responsabilité au-dessus de tout intérêt partisan.
Parallèlement, alors que les débats agitent l’opinion et divisent la classe politique, l’honorable Bismick Boele se présente comme un « humble serviteur du peuple ». Il réaffirme son engagement à défendre les intérêts de Watsa et du Haut-Uélé. Il rappelle que la démocratie exige courage et vigilance, et que chaque citoyen doit rester attentif face aux pratiques qui menacent la justice sociale et la transparence.
Enfin, dans ce climat où chaque décision politique a un impact majeur, la motion de défiance devient un véritable miroir de la gouvernance provinciale. Elle interroge les élites et appelle la population à s’interroger : sommes-nous gouvernés avec équité ou soumis à la loi des privilèges ? La réponse déterminera non seulement l’avenir de la province, mais aussi la crédibilité de ses institutions.
Par Yesulema Kodrawa Cyrille

