La scène politique du Haut-Uele vient d’être secouée par un acte qui ravive les inquiétudes sur l’état des libertés publiques en République Démocratique du Congo. Ce mercredi 22 octobre 2025, Monsieur Jean-Louis Bangobea, coordonnateur du parti politique Ensemble pour la République dans la province du Haut-Uele, a été arrêté à son domicile à Isiro (chef-lieu de la province) dans des circonstances jugées arbitraires par plusieurs observateurs.

Cette arrestation, intervenue sans convocation préalable ni respect des procédures légales, a immédiatement suscité l’indignation et la colère dans les rangs de l’opposition. Parmi les premières voix à réagir figure Aladro Mibhale David, président fédéral territorial du même parti dans le territoire de Faradje, qui s’est dit consterné par cette dérive grave contre la liberté d’expression :

« Je me demande dans quelle République nous vivons ! Est-ce encore la République Démocratique du Congo, le Zaïre ou une République bananière ? Depuis quand la liberté d’expression est-elle devenue une infraction ? », s’est indigné Aladro Mibhale David.

Selon lui, l’arrestation de Monsieur Jean-Louis Bangobea relève d’une tentative manifeste d’intimidation politique visant à museler toute voix discordante dans la province du Haut-Uele. Il déplore que les forces de l’ordre aient procédé « manu militari, comme s’il s’agissait d’un rebelle », alors que le coordonnateur n’a fait qu’user de son droit constitutionnel à la parole pour dénoncer certaines dérives dans la gestion provinciale :

« Cette arrestation est une honte pour la démocratie congolaise. On ne peut pas prétendre bâtir un État de droit tout en emprisonnant ceux qui parlent vrai », a ajouté le président fédéral territorial.

Face à ce qu’il qualifie d’étouffement de la liberté d’expression et d’injustice flagrante, Aladro Mibhale David appelle les autorités provinciales et nationales à ordonner la libération immédiate et sans condition de coordonnateur Jean-Louis Bangobea.

Le président fédéral de Faradje, Aladro Mibhale David invite par ailleurs :

1. Les institutions judiciaires à se conformer strictement à la Constitution ;

2. Les organisations de défense des droits humains à se saisir du dossier et à documenter les violations observées ;

3. Les autorités politiques à garantir la protection de tous les acteurs de l’opposition et à promouvoir un climat politique apaisé dans le Haut-Uele ; Et

4. Les citoyens à demeurer vigilants et à défendre pacifiquement leurs droits fondamentaux.

En conclusion, Aladro Mibhale David met en garde contre la banalisation de tels actes, rappelant que la démocratie ne peut s’épanouir dans la peur et la répression :

« Réprimer la vérité n’a jamais construit un pays. Libérez Jean-Louis Bangobea, et libérez la voix du peuple », a-t-il martelé avec fermeté.

Rédaction.

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