L’inquiétude ne fait que gagner du terrain dans le chef de la population suite à l’arrivée massive des éleveurs étrangers armés Mbororo dans le territoire de Faradje, en province du Haut-Uele, au nord-est de la République Démocratique du Congo.
En date du 16 au 18 février 2025, deux nouvelles vagues successives de ces éleveurs en provenance du Soudan du Sud ont fait leur entrée dans le sol congolais à travers la chefferie de Kakwa Ima pour enfin s’installer au village Mamuru, en groupement Kirikwa.
Contactées par faradjenews.net, des sources sur place sous couvert d’anonymat signalent que ces éleveurs nomades armés ont confirmé qu’ils ont été autorisés à fouler et à circuler librement sur le sol congolais par le service de direction générale de la migration de la cité frontalière poste d’Aba (D.G.M/Aba).
Ces sources signalent qu’en date du 19 février 2025, un membre du comité local de sécurité de la cité d’Aba et le président de la Fédération Nationale Des Artisans, Petites Et Moyennes Entreprises Du Congo centre négoce Aba (FENAPEC/Aba) se sont rendus au point d’installation des éleveurs étrangers armés Mbororo où ils auraient reçu neuf (9) vaches pour leur permettre de s’installer à Aba en attendant plusieurs autres vagues en provenance de la République centrafricaine.
Une situation qui renvoie la population à autant d’interrogations sans réponses : pourquoi le comité local de sécurité a reçu ces vaches ? Est-ce une manière de solder cette partie à ces éleveurs étrangers ? Pourquoi accepter l’installation de ces éleveurs alors que la population locale vit de l’agriculture ? Comment expliquer que ces mêmes autorités qui appuient la décision de refouler les Mbororo du territoire de Faradje puissent aujourd’hui accepter de sacrifier le peuple pour des intérêts égoïstes ?
Les habitants du territoire de Faradje appellent les autorités compétentes à intervenir le plutôt possible pour que des solutions durables soient trouvées et que ces éleveurs étrangers armés Mbororo vident le lieu car la saison de pluie s’approche pour des travaux champêtres.
Il sied de rappeler que la cohabitation demeure toujours très difficile entre la population agricultrice du territoire de Faradje et les éleveurs étrangers armés Mbororo au regard de la menace que représentent leurs bêtes pour les champs des autochtones.
Nos efforts pour joindre les incriminés n’ont pas abouti. Dossier à suivre.
Rédaction

