Le président du Conseil local de la jeunesse de Tadu, Jean de Dieu Kogo, dit « Tshimanga », monte au créneau pour dénoncer l’état précaire du pont Dogia, situé sur la route nationale numéro 26 entre Sesenge et Aro, dans le territoire de Faradje. Inauguré le 30 août 2026 par le gouverneur du Haut-Uele, Jean Bakomito Gambu, l’ouvrage présente déjà des signes inquiétants d’effondrement compromettant sa durabilité et la sécurité des usagers.
Le président Jean de Dieu Kogo dénonce des travaux qu’il qualifie de « bâclés » et pointe du doigt la Régie des travaux publics du Haut-Uele (RTPHU), à laquelle l’exécution du chantier a été attribuée. Il s’interroge notamment sur la qualité des matériaux utilisés, le financement consacré aux travaux ainsi que le suivi effectué par les services compétents.
« Est-ce que le financement était insuffisant ? Est-ce que les matériaux faisaient défaut ? Que faisait le ministère provincial des Infrastructures ? Est-ce qu’il y avait une inspection des travaux ? », s’interroge-t-il.
Pour le président du Conseil local de la jeunesse de Tadu, une telle situation constitue un sérieux dysfonctionnement au regard de l’importance stratégique du pont Dogia, qui assure la circulation sur cet axe reliant notamment les territoires de Watsa, Faradje et Dungu. Pour lui, les travaux bâclés par la Régie des travaux publics du Haut-Uele constituent un sabotage des efforts consentis par le gouverneur Jean Bakomito Gambu conformément à la vision du Chef de l’État pour améliorer les infrastructures routières dans la région et appelle à établir les responsabilités dans le suivi et l’exécution de ces travaux.
Le président Jean de Dieu Kogo interpelle le gouverneur Jean Bakomito Gambu et lui demande de diligenter une évaluation technique de l’ouvrage et de prendre des mesures urgentes pour sa remise en état. Pour lui, la situation dégradante actuelle expose davantage les élèves, les habitants, les opérateurs économiques et les autres usagers de la RN26 à un grand danger. Ces accusations, qui mettent en cause la qualité des travaux, appellent toutefois des explications de la RTPHU et des services provinciaux concernés.
Par la rédaction

