La Fondation Jean Manda Madrakele s’engage à accompagner la communauté du territoire de Faradje à travers des projets agricoles en vue de soutenir la vision présidentielle relayée en province pour la relance agricole, prônée par les autorités de Kinshasa et d’Isiro. Pour preuve, la production, de plus de 15 sacs de riz blanc et une importante quantité de haricots dans le seul champ de l’église locale CECA 20 Aba centre, qui renferme aussi une plantation de caféiers déjà bien assise.
Ce projet pilote cible dans un premier temps quatre communautés ecclésiastiques (églises) qui vont sensibiliser l’ensemble de la communauté quant à ce. L’idéal de cette vaste et ambitieuse initiative est non seulement d’autonomiser les églises du milieu, qui ne doivent pas tout attendre des offrandes, dîmes et autres cotisations des fidèles, mais aussi et surtout encourager la population à s’approprier l’agriculture, explique le président du conseil d’administration de cette structure, Jean Manda Madrakele, directeur général de la régie financière provinciale, élu du terroir.
Dans sa vision, diversifier les cultures à même de garantir l’avenir de plusieurs générations, avec notamment les projets de culture de caféiers et d’autres cultures pérennes, soutient-il. D’après Jean Manda Madrakele, il est nécessaire d’inciter toute la population à l’agriculture en vue de redorer la renommée du territoire du Haut-Uele en général et du territoire de Faradje en particulier réputés essentiellement agricole, de sortir les jeunes de l’ombre de la distraction et de se mettre au travail.
» La RDC dispose de *80* *000 km²* des terres arables. Qu’est-ce que nous en faisons ? Nous avons préféré prêcher par l’exemple. La réalité fascinante c’est que dans le Haut-Uele il n’y a pas vraiment de grands commerçants, il n’y a pas d’éleveurs et curieusement il n’y a pas non plus d’agriculteurs comme tels. Mais qu’est-ce que nous faisons, nous sommes tous distraits dans la mine qui nous laisse l’environnement dans un état critique qui ne nous facilitera pas la vie demain. Nous devons donc quitter la mine pour migrer vers l’agriculture qui est durable, alors que la mine est épuisable, la politique a un mandat. Si nous investissons bien dans l’agriculture nous aurons à gérer nos plantations de caféiers, nos palmeraies et consorts aussi longtemps que nous serons vivants sur cette terre « , a mobilisé Jean Manda Madrakele.
Ce leader, estime que l’entrepreunariat agricole implique en amont l’indépendance alimentaire et en aval l’indépendance financière avant de s’ouvrir à d’autres domaines économiques, également essentiels à la survie des ménages. Il est, en effet, nécessaire de revitaliser ce secteur pour une véritable revanche du sol sur le sous-sol, renchérit-il.
Bien que limitée par ses ressources, la Fondation Jean Manda Madrakele n’entend pas baisser les bras, en appuyant tant soit peu les églises si pas toutes afin de véhiculer ce message et booster l’économie locale. D’ici l’année encours, la structure envisage cultiver son propre champ pour servir du vrai modèle, hormis ses appuis aux églises.
Cellule de Communication de la fondation Jean Manda Madrakele

