Le Comité consultatif de règlement des conflits coutumiers et communautaires (CCRCCC) a entrepris, ce lundi 21 septembre 2026, une démarche d’écoute auprès des communautés des chefferies de Logo-Doka et de Dhongo, dans le territoire de Faradje, au sujet du différend relatif à leurs limites.

Dépêchée par le gouverneur de la province du Haut-Uele, Jean Bakomito Gambu, la délégation du CCRCCC, conduite par son président, Me Freddy, a successivement recueilli les préoccupations, les arguments et les différentes positions exprimées par les parties concernées. Cette démarche d’écoute vise à favoriser une meilleure compréhension du différend et à créer les conditions propices à son règlement dans un climat de sérénité.

À l’issue de ces consultations, le comité a exhorté les communautés de Logo-Doka et de Dhongo à faire preuve de retenue et à préserver la paix, la fraternité ainsi que les relations de bon voisinage qui ont historiquement caractérisé les deux entités. Il les a notamment invitées à s’abstenir de tout acte ou propos susceptible d’exacerber les tensions, dans l’attente des prochaines étapes du processus de règlement.

Le CCRCCC a, à cet effet, rappelé que la détermination des limites réclamées doit reposer sur des éléments objectifs et sur l’expertise des services compétents. Les communautés sont ainsi invitées à attendre la descente sur le terrain de l’équipe de l’Institut géographique, appelée à procéder aux travaux techniques nécessaires à la détermination des limites concernées.

Dans cette période d’attente, le message du comité est sans équivoque : la paix doit demeurer la priorité de tous. Les divergences territoriales, aussi sensibles soient-elles, ne devraient pas compromettre la coexistence pacifique des populations ni rompre les liens sociaux qui unissent les communautés de Dhongo et de Doka.

Le CCRCCC appelle ainsi les chefs coutumiers, les leaders communautaires et particulièrement les jeunes à faire preuve de responsabilité, de modération et de discernement. La préservation de la paix relève de l’engagement de chacun, tandis que le règlement durable du différend devra se poursuivre dans le respect des procédures, du dialogue et des conclusions des instances compétentes.

À Dhongo comme à Doka, la sauvegarde de l’unité et de la cohésion sociale demeure un impératif collectif, en attendant qu’une solution fondée sur les faits et l’expertise puisse être dégagée.

Rédaction.

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