Les réfugiés sud-soudanais hébergés dans le site de Mery, en territoire de Faradje, province du Haut-Uele, au nord-est de la République Démocratique du Congo sont en train de croupir dans un traitement inhumain leurs imposé par la police nationale congolaise commise à leur garde.

Dans une adresse à faradjenews.net ce vendredi 28 mars 2025, Monsieur Jean-Claude Malitano, coordonnateur de la société civile forces vives de Faradje alerte les autorités sur le dossier, signale que ces réfugiés sont confrontés à beaucoup de difficultés de la part de la police nationale congolaise de la place.

« C’est depuis janvier 2025 que les réfugiés sud-soudanais du site de Mery alertent la société civile forces vives du territoire de Faradje sur des traitements inhumains qu’ils subissent par la police nationale congolaise. Le cas le plus récent est celui de ce mois de mars où il y a eu une petite mésentente coutumière entre messieurs Angotoa et Mamutu et celà était déjà en cours de traitement par le chef coutumier mais la police s’est emparée de l’affaire pour se faire de l’argent au dos de ces deux frères qui était au point de se réconcilier ».

Et d’ajouter :

« Pour le moment, ces deux réfugiés sont arrêtés et croupissent dans des conditions inhumaines dans la prison de la place. Le commandant de la police qui gère secrètement ce dossier leur demande de payer une somme de 560 000fc chacun pour leur libération alors qu’ils sont réfugiés, n’ayant pas de travaux rémunérateurs et dépourvus de moyens de survie ».

Avant de clôturer :

« Nous sommes allés auprès du commandant de la place afin de nous imprégner de la situation et trouver des compromis malheureusement il ne nous a pas fait confiance. Nous nous demandons : Est-ce à la police de traiter les dossiers coutumiers ? Si non, pourquoi alors arrêter des personnes et les garder plus de 48h en prison ? »

Par ailleurs, Jean-Claude Malitano, coordonnateur de la société civile forces vives du territoire de Faradje demande aux autorités de s’impliquer personnellement dans cette affaire pour que ces deux réfugiés sud-soudanais soient remis dans leurs droits et que des dispositions nécessaires soient prises pour bien protéger les réfugiés implantés dans le territoire de Faradje car ils ne doivent pas subir la justice de deux poids deux mesures avec les congolais.

Rédaction

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