La scène politique du Bas-Uélé a connu un tournant majeur ce mardi 7 octobre 2025 avec la démission de l’Honorable Professeur Simon Tutu Tsamemba, Président de l’Assemblée Provinciale. Ce départ, à la fois inattendu et marquant, a suscité de vives réactions, notamment celle d’Olivier S. Memeyo, jeune cadre de l’UDPS dans le Territoire de Poko, qui salue un « acte de sagesse et de maturité politique ».
Pour Olivier Memeyo, cette décision courageuse du Professeur Tutu Tsamemba n’est pas un signe de faiblesse, mais un symbole de responsabilité.
« C’est une pilule amère à avaler, certes, mais c’est aussi un geste noble qui démontre le sens élevé du devoir et de la dignité de ce digne fils du territoire de Poko », a-t-il déclaré.
Selon lui, cette démission serait la conséquence d’une conspiration planifiée de longue date par certains acteurs politiques motivés par leurs propres intérêts :
« Ce sont des égoïstes qui ne pensent qu’à leur ascension personnelle, au détriment de la stabilité et de l’unité du Bas-Uélé », regrette-t-il.
Olivier Memeyo déplore par ailleurs une série d’événements qui, selon lui, visent à fragiliser le parti présidentiel, l’UDPS, dans la province :
« Hier, c’était la démission du ministre provincial de l’Économie issu de notre parti, et aujourd’hui c’est celle du Président de l’Assemblée Provinciale. Il y a de quoi s’interroger ! », lance-t-il avec amertume.
Il appelle ainsi la haute hiérarchie du parti à « ouvrir l’œil et le bon » face à ces manœuvres de sabotage qui, selon lui, cherchent à ternir l’image de l’UDPS et du Président de la République, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, dans cette partie du pays :
« Ceux qui s’attaquent à l’UDPS dans le Bas-Uélé doivent savoir qu’ils s’attaquent à l’image du Chef de l’État lui-même », prévient-il.
Malgré tout, Olivier Memeyo reconnaît en Simon Tutu Tsamemba un leader exemplaire :
« Le peuple du Bas-Uélé le salue pour sa dignité et sa lucidité. Même dans l’adversité, il est resté digne et fidèle à ses convictions. C’est un homme qui a toujours mis l’intérêt du peuple au-dessus de tout », souligne-t-il.
L’ancien président, quant à lui, a laissé entendre que « les conditions de travail et de collaboration étaient devenues insupportables », justifiant ainsi sa décision comme une mesure de conscience et d’intégrité.
En somme, cette démission, loin d’être une simple formalité politique, résonne comme un message fort adressé à la classe politique du Bas-Uélé : celui de la dignité, du courage et du sens du sacrifice.
« Dans un monde politique souvent dominé par l’intérêt personnel, il faut du courage pour partir la tête haute », a conclu Olivier S. Memeyo
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