Le groupement de Kandoy a connu, ce vendredi 8 août de l’année en cours, une effervescence particulière à l’occasion d’une cérémonie solennelle de remise de brevets de mérite. Cet événement, organisé par le Centre de Formation Les Merveilles de Dieu (CEFOMED), est venu couronner l’aboutissement d’une formation accélérée axée sur la fabrication de médicaments traditionnels.
En effet, après dix jours d’apprentissage intensif, les bénéficiaires ont acquis des compétences pratiques leur permettant de produire des remèdes naturels destinés au traitement de certaines maladies courantes, telles que les maux d’estomac, contribuant ainsi à la prise en charge sanitaire des populations locales souvent démunies face au coût élevé des produits pharmaceutiques modernes.
La cérémonie, riche en couleurs, a réuni une foule nombreuse, composée notamment de plusieurs autorités locales, coutumières et sécuritaires, ainsi que de représentants de la société civile. Ce cadre festif a permis de mettre en lumière non seulement le savoir-faire acquis par les participants, mais aussi la portée sociale et économique de cette initiative.
Dans son intervention, M. Jacques Edo Kahambu, formateur principal, a souligné que cette formation avait pour double objectif de lutter contre le chômage et de promouvoir l’autonomie financière des bénéficiaires. Il a précisé que l’octroi des brevets constituait une reconnaissance officielle de leur qualification dans le domaine de la médecine traditionnelle. Par ailleurs, il a exhorté les nouveaux praticiens à exercer leur activité avec rigueur, à pratiquer des tarifs raisonnables et à privilégier la santé des patients plutôt que la recherche du gain.
De leur côté, le pasteur de l’Église AIC de Kandoy et le chef du groupement ont appelé les lauréats à observer scrupuleusement les lois en vigueur et à éviter toute dérive susceptible de les exposer à des sanctions judiciaires.
Signalons que le CEFOMED, organisation non gouvernementale créée à Butembo dans la province du Nord-Kivu, prévoit d’étendre ses activités de formation à d’autres zones, notamment dans le secteur des Ndo, avant de s’orienter vers la province du Haut-Uélé. Fait remarquable, la formation dispensée à Kandoy a été offerte gratuitement, illustrant ainsi la volonté de l’ONG de démocratiser l’accès au savoir et de renforcer les capacités locales dans le domaine de la santé traditionnelle.
Par Jean-Pierre Odhua

