La hausse du prix du fretin continue de susciter des inquiétudes dans le territoire de Mahagi, en province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo. Commerçantes et consommateurs appellent le gouvernement congolais à prendre des mesures urgentes pour faire face à cette situation qui affecte le pouvoir d’achat de la population.
Sur plusieurs marchés, notamment celui de Nyalebbe, ce dimanche 29 juin 2026, le gobelet de fretin, vendu il y a peu à 900 francs congolais, coûte désormais 1 800 francs, soit une augmentation de 100 %. Une flambée des prix qui complique davantage l’accès à ce produit, considéré comme une source importante de protéines pour de nombreux ménages.
Les commerçantes attribuent cette hausse à la fermeture de la pêche au fretin sur le lac Albert, qui a entraîné une diminution de l’approvisionnement des marchés. Elles expliquent que la rareté du produit les oblige à acheter à des prix plus élevés, une augmentation qu’elles répercutent ensuite sur les consommateurs.
Du côté des acheteurs, l’inquiétude est également palpable. Plusieurs ménages affirment avoir réduit leurs achats ou se tourner vers d’autres aliments, souvent plus coûteux ou moins disponibles. Selon eux, cette situation alourdit les dépenses familiales dans un contexte économique déjà difficile.
Face à cette réalité, certains consommateurs et commerçantes rencontrés par votre rédaction ce dimanche, demandent au gouvernement congolais de procéder à la réouverture de la pêche au fretin sur le lac Albert. Ils estiment que cette mesure permettrait d’accroître l’approvisionnement des marchés, de stabiliser les prix et de rendre ce produit à nouveau accessible à la majorité de la population.
En attendant une décision des autorités, la flambée du prix du fretin continue de préoccuper les habitants de Mahagi, qui espèrent une intervention rapide pour soulager les ménages et les petits commerçants.
*Par Richard Pirong’a*

